Que je me meuve

Salut l’ami! Je ne referai pas le discours du « je sais que je ne suis pas assidu » parce que si ta vision (et les connections au cerveau qui s’y rattachent) n’est pas trop endommagée, tu réalises pleinement que je ne pratique pas l’art du « deux fois par semaine ». Mais qu’à cela ne tienne (c’est drôle j’avais toujours imaginé cette expression comme « casse la tienne », ce qui fait beaucoup plus de sens…) je t’annonce aujourd’hui une grande nouvelle, je vais passer en mode 30 images par seconde!

Crois-le ou non, et moi même je n’y croirai que lorsque j’aurai traversé la rivière, mais je caresse depuis quelques années déjà l’envie de parler via la vidéo de mon passe-temps préféré : les jeux de société. En fait, je crois que je pourrais être une voix intéressante à ce niveau, non pas parce que ce que j’ai à dire vaut tant la peine d’être vu, mais surtout parce que je crois que la vaste majorité de l’information ne s’adresse pas assez au « grand public ». Dans le fond, quand on y pense, quelqu’un comme moi, qui en connais un assez grand rayon sur le sujet, bref un « gamer », n’a pas besoin qu’on lui présente les choses de façon imagée et organisée. Souvent une vidéo de trois ou quatre personnes autour d’une table qui nous montre les composantes et nous explique sommairement les règles suffit amplement à savoir si on aimera le jeu ou pas. Par contre, mon voisin de 15 ans qui est surstimulé par une déferlante « tsunamesque » de vidéos bourrés d’action, d’images « photoshopées » et de musiques rythmées trouvera sans doute, lui, que les trois-quatre geeks autour de leur table ne donne pas particulièrement envie de se lancer dans l’aventure tactile…

C’est cependant Jean-Étienne (nom fictif pour mon voisin de 15 ans fictif) qui devrait être la cible première! Car si Jean-Étienne découvre toute la beauté d’un jeu bien physique que l’on installe sur une table avec des amis qui sont, en chair et en os, à ses côtés pour guerroyer pour le contrôle d’un système solaire, survivre à une apocalypse zombie ou sortir d’un temple en ruine avant qu’il ne s’écroule, c’est bénéfique pour tout le monde. Je ne ferai pas ici la liste de tous les avantages du jeu de société par rapport aux autres formes de divertissements (en particulier ceux devant un écran, quel qu’il soit), mais je soulignerai que l’argument classique du « Monopoly c’est plate » ne tient plus la route. Si tu n’aimes pas jouer aux jeux de société, c’est que tu n’as tout simplement pas trouvé celui qui te convient!

Mais je m’égare… Je suis venu écrire ici que j’allais très bientôt commencer une série de vidéos sur les jeux qui marchent bien dans la famille et entre amis; l’objectif premier étant de faire un produit caractérisé par la simplicité et l’humour. Je me lancerai donc dans une série d’articles sur ce blogue qui te permettront de suivre le processus de création afin que tu puisses constater comment le tout prend forme, quels sont les écueils et bons moments que cela nous fera vivre. D’ailleurs, il ne faudrait pas que j’oublie de mentionner que je laisserai beaucoup de place à mes enfants dans ce processus, en les impliquant à différents niveaux. Après tout, si je n’avais pas joué avec elles (j’ai trois filles) au courant de la dernière année, je n’aurais pas joué à grand-chose. En plus, ma plus vieille (11 ans) est une grande amatrice de youtubeur et a littéralement sautée de joie à la perspective d’avoir sa propore chaîne youtube. À suivre donc!

Connais-tu l'expression anglaise "Jack of all trades, master of none"? C'est tout moi ça! En français ça donnerait à peu près "Touche-à-tout, expert en rien"; traduction tellement libre qu'elle est à la Barbade en ce moment! En passant je m'appelle Emmanuel Simard, mais ça tu devais t'en douter quand même...