Je vais être papa!! Mais pas un paternel d’une belle famille avec couches et biberons, pas de sommeil et compréhension de l’expression « nic à microbes », ça je le suis déjà depuis longtemps. Je suis le papa d’une critique de jeu en bonne et due forme, ma première, publiée sur le site web de la revue Clair/Obscur qui se veut une fenêtre sur l’horreur québécois et ses dérivés culturels (littérature, cinéma, jeux, etc.) Tiens, je t’offre ce cigare, histoire de souligner l’événement par une tradition aussi pertinente que de casser une bouteille sur un bateau!
Pour être bref, ils ont passé une annonce sur le forum des dragons nocturnes mentionnant qu’ils cherchaient un(e) critique de jeux de société à thématique d’horreur. Je sais que ton brillant esprit de déduction bouillonne de connaître le dénouement d’un si saisissant suspense, mais oui, je me suis commis.
À l’origine, j’ai eu une hésitation, une crainte en fait, de ne pas être en mesure de fournir un rythme régulier de critiques, d’autant plus que le thème de l’horreur limite mes possibilités. Je me suis quand même lancé, en me bottant bien fort les fesses, en me disant que ce serait une bonne façon de voir si ce genre de chose peut réellement me plaire. Finalement, les circonstances m’ont donné raison, car un autre membre du forum s’est également manifesté et nous partagerons la colonne, retirant du coup toute pression de rythme trop soutenu. La vita é bella!
En ce qui concerne la critique elle-même, elle porte sur l’excellent jeu Zombie 15′. Ceux qui ne le connaisse pas sont invités à aller lire ma publication (qui devrait être en ligne à la fin février) pour connaître les tenants et aboutissant de cette agréable, quoique stressante, expérience ludique.
Curieusement, une des raisons pour laquelle j’ai démarré ce que ton écran affiche en ce moment est justement que je veux faire de la critique de jeu de société. En fait, critique est peut-être un peu gros comme mot: « présentation commentée » est probablement plus juste comme description. Ce n’est pas que je ne valorise pas l’opinion, on en a tous et c’est tant mieux, mais plutôt que je veux laisser les gens s’en faire un le plus librement possible. J’ai lu/vu un paquet de critiques qui descendent/encensent un jeu avec des avis bien appuyer et parfaitement crédible, laissant croire en une sorte de finalité de leur avis.
La réalité c’est qu’une fois sur ma table, l’expérience d’un jeu peut être très différente de ce qu’était celle de ce même critique. J’ajouterais encore qu’un même jeu peut être extraordinaire un soir et tellement abrutissant un autre… Sans parler des gens avec qui l’on s’assoit, de l’éclairage, de l’heure, etc. En fait, il y a tellement de facteurs qui entrent en ligne de compte qu’on ne pourra jamais affirmer avec certitude qu’un jeu est unilatéralement génial ou tellement mauvais qu’il serait plus utile en tant que presse papier.
Tout ça pour dire qu’une présentation commentée est plus proche de ce que j’espère faire. On brosse un tableau général des règles sans tomber dans le puits sans fond du détail, on expose l’ambiance générale d’une partie et on exprime, de façon bien personnelle, l’impression et le plaisir qu’on a du jeu. Je crois qu’à partir de là, tu peux te faire une opinion informé sur ses qualités et défauts, s’il a une chance de te plaire. Ensuite libre à toi de pousser la recherche, rejeter l’option, ou laissé glisser ton curseur sur le bouton acheter de ta boutique préférée.
Avant de te libérer, je tiens à souligner que je suis pleinement conscient de n’avoir écrit aucune critique de jeu digne de ce nom depuis que j’ai démarré ce blogue, ce qui est ridicule quand on pense que c’est mon objectif principal. Mais vu que je suis chez moi, je vais me laisser inspirer par la brise et faire ce qui me plaît. Nah! Je te prie également de noter que c’est tout le processus d’écriture de la critique de Zombie 15′ qui a inspiré ma réflexion sur le concept de la présentation commentée, donc il ne faudrait pas te surprendre que celle-ci ne soit pas tout à fait en conformité avec ce dont je discute ici. C’est ça qui est beau dans l’évolution, c’est que rien n’est parfait, mais on s’y dirige inexorablement…